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PENSEES DE MATTHIEU GROBLI
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Publié le Saturday, September 17, 2011 2:49 PM
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Publié le Saturday, September 17, 2011 2:46 PM
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Matthieu GROBLI: Publié le Friday, May 06, 2011 3:07 AM
LA LEGENDE DE LA LICORNE (Symbole de force et de témérité) DE LA VIERGE (Symbole de pureté et de chasteté) ET DE L’ELEPHANT( Symbole de tempérance et de sagesse)
Dans
des temps anciens, à l’époque de la création de l’Arche, Dieu aurait
demandé à Noé de sauver les animaux du Déluge en les faisant embarquer
deux par deux pour assurer la survie de chaque espèce sur la Terre. La licorne se présenta devant Noé seule… Noé
refusa de la prendre prétextant qu’il n’avait plus de place dans
l’arche. Mais au même moment, entra dans l’Arche un couple d’éléphant :
la licorne, furieuse, comprit que Noé ne lui avait pas dit la Vérité et
depuis ce jour voua une haine terrible contre les éléphants. Elle
les détestait tellement que lorsqu’elle en apercevait un manger
paisiblement, elle s’attaquait à lui avec agressivité et hardiesse. Bien
que l’éléphant réputé pour sa force et son imposante stature essaye de
se défendre contre l’attaque de la licorne, celle-ci a le sabot si dur
et si tranchant qu'elle le frappe au flanc et le transperce sans que
celui-ci puisse se défendre. Un jour, en lisière d’un village, La
licorne attaqua un éléphant. Elle le frappa sous le ventre si fort, de
son sabot tranchant, qu'elle l’éventra entièrement... Puis des
jours passèrent sans que les villageois ne voient leur éléphant. Replis
d’incertitude et d’inquiétude, ils partirent à sa recherche. Ils
le trouvèrent vivant mais affreusement blessé, le soignèrent, puis,
décidèrent de tuer la licorne afin qu’elle ne recommence plus un tel
acte. L’unique moyen de pouvoir tromper la vigilance, de la
licorne est de faire intervenir une jeune fille vierge car elle seule a
le pouvoir d'apaiser cette créature farouche et combative, qui vient
nicher sa tête dans son giron et s'endort… Ainsi, quand la licorne
arriva et qu'elle vit la jeune fille, elle vint aussitôt à elle et se
coucha sur ses genoux ; alors les chasseurs l’encerclèrent et
attendirent pour s'élancer et la tuer...
Tapis dans les feuillages, ils étaient en train de l’épier, attendant un signal de leur chef mais, celui-ci hésitait toujours… Car
s’ils blessaient ou tuaient la licorne, tout le village serait anathème
et une malédiction s’abattrait inévitablement sur celui-ci, mais s'il
ne soignait pas leur éléphant Sacré maintenant, en récoltant le sang de
licorne qui possède des vertus curatives uniques, celui-ci mourrait à
coup sur. Alors, qu’il supputait, un intrépide guerrier décocha
une flèche qui transperça la licorne et macula son pelage blanc d’un
rouge cinabre. Couverte du sang de la licorne, la vierge s’enfuit dans
les méandres de la forêt. Meurtrie, la licorne se précipita avec
puissance et vélocité sur le groupe de guerriers qui tentaient de
s’enfuir mais devenue folle de rage celle-ci les rattrapa et en tua un
grand nombre. Le chef, quant à lui, réussit à se cacher dans
l’anfractuosité d’une grotte. Quelques temps après, la jeune
vierge revint au village et posa son habit sur la blessure béante de
l’éléphant dont la plaie commença à guérir. Pendant ce temps, le
chef était toujours dans sa cachette, attendant que la licorne s’en
éloigne, alors que celle-ci transportée par le fiel de son cœur, rodait
autour de l’antre sans pouvoir y pénétrer. Pleine de frustration,
de haine, de colère et vengeance, la licorne décida de nourrir
d'illusions la chimère, monstre à tête de lion corps de chèvre et queue
de dragon, en lui faisant croire qu'elle posséderait la terre mais la
licorne savait qu'elle remplissait la chimère d'utopies impossibles. Tourmentée,
blessée, la licorne s’était dévoyée de sa mission initiale en
n’incarnant pas la Justice; alors, Dieu la châtia en la bannissant à
jamais de la terre... C’est ainsi que pour empêcher le Chaos sur terre, Dieu diligenta Pégase, Son cheval ailé…
Alors, que pégase s’abreuvait dans la forêt, le chef du village l’aperçût et, d’un pas feutré, s’en approcha . Lentement,
mais surement il arriva prés de pégase, caressa sa belle robe blanche,
empoigna sa crinière et le monta puis se dirigea vers le village. Quand
ils y arrivèrent, ils constatèrent que prise d’une colère
incommensurable, la chimère détruisait tout sur son passage, brulant le
village et tuant les réfractaire. Elle venait de réaliser qu’elle avait été bernée par la licorne... Bien
que les guerriers du village se mobilisèrent comme ce fléau infernale
qui s’abattait sur eux comme une épée de Damoclès, leur bravoure ne
pouvait contenir la bête dans son acharnement totale car en voulant
sécuriser les femmes, les enfants et de leur éléphant Sacré, ils
tombaient sur le champ de bataille pour le baroud d’honneur. Les habitations et les champs , n’étaient plus que cendres…tout avait été consumé par le Feu. Avec la force du lion, la chimère saccageait les habitations et ensuite les enflammaient avec queue de dragon. Sur
sa monture, le chef défia héroïquement la chimère, lui assenant de
nombreuses flèches : criblé de flèches, affaibli, le monstre bicéphale à
queue de serpent s'écroula sur le sol ocre imbibé de son sang et de
celui des innocents. Alors, le Héros descendit de sa monture et décapita les trois têtes de la chimère.
Soudain, une voix se propagea dans l'Ether et dit: "tout est consommé, vous avez expié votre faute... Pendant
neuf ans, vous avez connu les douleurs de l'enfantement mais
aujourd'hui, vous renaissez de vos cendres comme un phénix car c’est par
le Feu que Je vous ai entièrement rénové. Je ferais que pour sept fois sept ans, vous ne connaitrez ni famine, ni guerre. Votre Nation sera riche et glorieuse car votre peuple sera béni. Du
septentrion au méridional, de l'orient à l'occident, votre histoire
restera dans la mémoire collective comme la clé de voute de
l'indépendance de la liberté et de la paix".
Écrit par Matthieu GROBLI le 9 Avril 2011
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Matthieu GROBLI: Publié le Saturday, March 12, 2011 7:24 PM
Le temps s'effilochait et les derniers grains de sable s’égrainaient du sablier... Tout avait été révélé dans les officines… Dans l’athanor, tous les ingrédients étaient réunis pour la transmutation. Au fur et à mesure que les métaux chauffaient et se transformaient, les scories firent leur apparition... Soudain, les vibrations d’une harangue (un appel) se propagèrent à travers l’Ether… Envoutés, les manifestants, tel un tsunami, déferlèrent et engloutirent la ville… En
se retirant, ils laissèrent derrière eux les glyphes d’un gigantesque
rift, d’un fossé (entre le maitre et son esclave), et d’une scission
(entre le colon et son vassal). La révolution des « Hibiscus » avait eu lieu… Le temps avait eu raison des paresseux et des peureux Le temps avait eu raison des pessimistes et des fatalistes La révolution des « Hibiscus » laissait place à un Nouvel Ordre Panafricain
Le scarabée sacré a roulé sa bouse Puis, il y a introduit son œuf Sa larve s’est nourrie de la boule d’excréments Mais, après plusieurs mues, est devenue aussi adulte.
Matthieu GROBLI
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Matthieu GROBLI: Publié le Friday, December 10, 2010 11:02 PM
A l’origine, les eaux primordiales formaient une masse
chaotique, une soupe primitive qui contenait la quintessence de toutes choses. Cette masse était tellement dense et compacte qu’elle
ressemblait à une pierre noire. Au dessus de cet œuf cosmique inerte, s’agitaient les protons
des rayons cosmiques. L’Ether se mouvait ineffablement au dessus des eaux indifférenciées
comme une ultracentrifugeuse tournant avec une force rotative incommensurable.
Par Sa Volonté, les vibrations de l’Ether s’intensifièrent et s'accélérèrent: les particules se brisèrent de plus en plus violemment sur
la « pierre Noire » engendrant quantité égale de matière et d'antimatière.
Puis, par Son Intelligence, le Chaos commença à se dissocier et à s’organiser: Il sépara l'Air et l'Eau la Terre et le Feu. Dans le ciel, lumière sortit des ténèbres grâce aux rê-éons du soleil et aux reflets de la lux-na. Faisant surface à la surface des eaux, apparaissait un îlot de glaise.
Voyant ce reliquat de la mère primordiale sorti du ventre de Noun, le Potier re-structura et ré-organisa cette fange grossière et
informe en une œuvre d’art authentique.
Puis, par Amour pour Sa création, il lui insuffla par les
narines une Ka-Ba, une âme-esprit qui visita alors le temple-corps comme une
âme-oiseau recherchant un refuge. C'est ainsi que , la nature fut régénérée par le Feu Divin "Igne Natura Renovatur Integra" et que l'Homme fut créé à l’image de son Créateur "ECCE HOMO"...
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Matthieu GROBLI: Publié le Monday, August 30, 2010 12:40 AM
Alimenté
par la convoitise, l'envie de possession et la jalousie , la partie
chimérique des zones abyssales de notre cerveau reptilien s'empare de
notre Moi authentique en le transformant en monstre polycéphale avide de
désirs hédonistes.
Notre ego devient un aiguillon de scandale sur le chemin probatoire,
un poison pour notre développement personnel, une gangrène dont la trop
rapide prolifération menace l'organisme tout entier.
C'est parce que l'œil ne peut voir la poutre dans son pair, qu'il s'attarde à regarder la paille dans l'œil des autres.
Les Hommes, pétris de perfidie, d’égoïsme et de méchanceté disent
qu’ils aiment Dieu, leur famille, leur épouse ou époux etc… mensonges !
Ils sont dépendants des êtres et des choses qui leur procurent joie et
bonheur. Ils sont aliénés au plaisir que leur procurent leur cinq sens
et donc conditionnés à l'endocrinologie cérébrale, dépendant de"
l'hormone du plaisir": la recherche de cette hormone, telle est la
propension des Hommes.
Ils veulent avoir le plaisir de manger une glace, le plaisir de voir
un beau paysage, le plaisir d’une agréable sensation tactile, le
plaisir de sentir une suave odeur ou encore le plaisir d’écouter une
bonne musique.
L’œil se délecte de voir, l’oreille se satisfait d’entendre, le nez
ne se lasse de sentir, la bouche ne se rassasie de manger et la main
aiment toucher.
Toutes les rivières vont à la mer mais celle-ci n'est toujours pas remplie.
Ils
sont fous ceux qui veulent peser l'impondérable, voir l'invisible et
attraper l'impalpable. Ils construisent une tour afin d'accéder aux
cieux, mais seront confondus dans leur inconscience et leur
outrecuidance. Ils fabriquent des ailes d'argile afin d'atteindre les
hauteurs du firmament, mais ils seront foudroyés par leur désir de
toute-puissance. Car ils oublient que : Tout est vanité et poursuite de l'inaccessible.
Tout est souffrance dans la course au plaisir.
Tout est éphémère dans notre système spatio-temporel.
Matthieu GROBLI
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Matthieu GROBLI: Publié le Monday, August 30, 2010 12:36 AM
20H, c’est l’heure des informations, et encore une autre nuit où nous regardons comme à l’accoutumée le
magnifique ballet rythmé des bombardiers dans le ciel nocturne éclairé
par le somptueux feu d’artifice des artilleries et des missiles. Bien que nos yeux aient vu et nos oreilles entendu, nos langues se sont liées de confusion, d’impuissance et de complicité tacite. Alors, les mitraillettes crépitent, les canons tonnent, les Katiouchas explosent…en réponse à notre silence.
Les Corps sont déchiquetés, les visages ravagés et membres désarticulés.
Les
nuages de cumulus gorgés des larmes des innocents s’amoncèlent pour
éclater en une averse torrentielle sur le sol ocre et le sang de
victimes sillonnent comme des fleuves écarlates les rues des cités. Le tonnerre gronde, la terre tremble, les eaux se déchaînent…en réponse à notre silence. L’instabilité qui en découle, source de déséquilibre entre les nations est une menace pour la sécurité mondiale. L’équilibre est brisé, l’unité est ébranlée et l’ordre bousculé… Lorsque
la partie obscure de notre âme qui nous empêche de voir la lumière sera
révélée et que le voile d’Isis sera levé, notre conscience universelle
fragmentée par les conflits de tout genre sera de nouveau unie pour
l’harmonie de la terre. Le
vrai changement ne s’opère pas par la rhétorique politicienne mais dans
l’action immédiate. La Vérité n’appartient pas aux idéologues, aux
scientifiques, aux psychologues ou aux politiques. La Vérité est un royaume sans chemin. Chacun doit avoir une propension au changement afin de quitter la sphère redondante des répétitions inconscientes. Pour
ce faire, nous devons réaliser une révolution intérieure instantanée
par une prise de conscience transcendantale. Cette révolution plénière, véritable transmutation alchimique, est un changement de l’instant. Nous devons avoir un regard nouveau, une vision holistique du tableau synoptique de la vie.
Ainsi, notre vision ne sera plus « maya », illusion, mais « Mâât », quintessence de vérité. Alors,
comme une mue qui se détache du corps de son propriétaire le moment
venu, l’homme se détache de sa nature grossière pour se revêtir d’un lin
blanc immaculé, symbole de régénération et de renaissance.
Matthieu Grobli
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Matthieu GROBLI: Publié le Monday, August 30, 2010 12:34 AM
Il fut un temps où…
Les fils de l’Homme étaient lents à la parole et maitrisaient leur langue pour qu’elle ne les condamne pas Ils étaient prompts en action caritative pour que le zèle de la main droite puisse apporter à la main gauche, une bonne récolte. Ils aplanissaient leurs sentiers, labouraient leurs champs et fertilisaient leurs terres pour que leurs jours soient fructueux.
En ce temps…
Les fils de l’Homme étaient purs et revêtaient une parure d’or éprouvée par le Feu Divin. Ils brandissaient l’épée flammigère et ne laissaient pas la peur corroder leur âme ni émousser leur esprit.
Les fils de l’Homme avaient connaissance de la Loi et savaient ce qui est juste. Sans être avare ni prodigue, ils gardaient, en toutes choses, la juste mesure. Ils savaient se détourner des ignominies et des iniquités en revêtant le manteau de l’humilité. Ils savaient mesurer leur soif et soupeser leur courroux.
Le jour arrive, et il est proche où …
La chrysalide arrivera à maturité et libérera le papillon qui est en elle. Le bourgeon sortira de sa dormance, et s’épanouira en une magnifique fleur. Alors les yeux de la conscience africaine se dessilleront et une nouvelle ère débutera : Les Africains retrouveront le pan de leur âme spoliée et vendue en esclavage. Ils seront libérés des chaines de la domination et de l’inconscience. Lorsqu’une
révolution culturelle, psychologique, et mentale aura été faite, la
Monade renaitra en Afrique, lavée de ses scories et immaculée comme au
premier jour d’Adam : Le complexe d’infériorité et la perte d’identité se dissiperont La famine et la misère se dissoudront Les guerres et la corruption disparaitront
Alors le monde connaitra un bouleversement et un changement profond des consciences.
Le temps arrive … il est déjà là Car, pour l’esprit, un jour est comme mille années Agissons donc aujourd'hui pour les siècles et les siècles à venir…
Matthieu GROBLI
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Matthieu GROBLI: Publié le Monday, August 30, 2010 12:32 AM
Regardons la nature prévisible des Hommes...
Nous sommes tellement préoccupés et angoissés que nous perdons la flamme
de l’attention. Nous marchons comme des automates programmés, faisant
de notre quotidien un stéréotype : les automatismes, les phrases toutes
faites, les formalités, les convenances sont parties intégrantes de nos
journées… Regardons la nature chimérique des Hommes…
Nous sommes instigateurs du mensonge, nous proférons des paroles de haine sulfureuses dissimulées sous un sourire candide.
Notre zèle et notre gentillesse sont de la poudre jetée aux yeux des
crédules car notre cœur est saturé de jalousie, d’hypocrisie et de
haine. Regardons la nature anamorphique de l'existence… La vie est un rêve éveillé où nous sommes victimes d’illusions.
Ces illusions nous dupent jusqu’au jour où ébloui par la lumière de la
vérité, nous arriverons à embrasser l’essence des choses. C’est ainsi
qu’un lumignon transperce les arcanes de l’existence pour illuminer les
couches ténébreuses de notre inconscience.
Tout évolue ou involue… Tout change ou se transforme… Tout subit irrémédiablement l’usure du temps.
Aussi
désastreuse qu’une tempête, aussi dévastatrice qu’un tsunami aussi
ravageur qu’un tremblement de terre, le temps érode les façades les
habitations, creuse les visages et apporte vieillissement, sénescence et
décrépitude aux choses. Turbulence et accalmie, chaos et ordre, guerre
et paix, mouvement et inertie…La vie est un processus circadien
sempiternel où la contingence des événements fluctue aux grès des
impondérables. Elle porte en elle les stigmates de l’impermanence. Nous
buvons, certes, la boisson de l’ivresse du bonheur éphémère et goûtons
assurément au fiel de la souffrance et notre existence ressemble à un
immense champ de bataille dans lequel nous luttons pour le baroud
d’honneur contre un désordre envahissant. Nous luttons sans merci contre
cette entropie : la mort.
Lorsque
nous trépasserons, notre corps inerte, regardera notre âme-oiseau
s’élever dans l’éther, au-delà du champ spatio-temporel pour embrasser
l’éternité. Notre esprit regagnera le noumène...
Alors,
Pour la goutte d’eau dans l’immense océan,
Pour le grain de sable dans le gigantesque désert
Pour l’arbre dans la grande forêt,
Le temps n’existe plus, la souffrance n’a plus aucune signification.
Matthieu Grobli
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Matthieu GROBLI: Publié le Monday, August 30, 2010 12:30 AM
Le ciel ténébreux peignait la voûte céleste, la brume était épaisse, le soleil était absent… Recouvert
d’une armure de fer, protégé d’un bouclier d’airain, portant un heaume à
la tête et une épée à la main nous pensions être prés pour le combat. C’est
alors que nous avons chevauchés, tels des chevaliers teutoniques, des
contrées inconnus parcourant terres et eaux et bravant vents et marées. Nous avons entrepris des croisades, des guerres et des expéditions à la recherche du Saint-GRAAL Pourtant, dans cet immense champ de batailles, avons-nous simplement triomphé de nos passions? Satisfaisant toutes nos envies et réalisant tous nos phantasmes, notre œil se délectait de voir, notre oreille se satisfaisait d’entendre et notre bouche ne se rassasiait de manger Mais tout était souffrance dans cette course au plaisir. . Semblables à des aveugles conduisant des aveugles, nous regardions sans voir et nous écoutions sans comprendre nous nous sommes donc fourvoyés car la Vérité se trouvait dans un royaume sans chemin. Nous avons amassé des richesses et conquis des terres pour construire ce royaume. Mais tout était éphémère et poursuite du vent Nous avons érigé des monuments religieux pour y mener un culte Mais nous avions oublié que la Foi est un temple sans façades Nous voulions peser l'impondérable, voir l'invisible et attraper l'impalpable. Mais tout n’était qu’illusion…
Matthieu GROBLI
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Matthieu GROBLI: Publié le Monday, August 30, 2010 12:25 AM
Où sont nos pères ?
Où sont nos repères ?
Autrefois, Ils étaient le ligand familial, le cément de cohésion et la
rose des vents sur le chemin de nos repères identitaires.
Ils nivelaient nos erreurs, érodaient nos imperfections, comblaient nos béances et aplanissaient nos sentiers
Ni prodigue, ni avare, ils savaient garder la juste mesure.
Figures autoritaires, symbolisant le respect, ils rappelaient le principe de toute-puissance divin.
Conciliateurs, médiateurs, ils symbolisaient le principe d’équilibre familial, l’élément stabilisateur de la triade.
Ils étaient représentants de la Loi, à ce titre, il gardait à la main le
bâ-aton, le Medou Neder, le support du signe de Dieu, le verbe, le
Logos.
Comme, jadis, Moïse qui fendit le rocher avec son bâton pour y faire
jaillir une source, ils nous abreuvaient dans les moments de sècheresse
spirituelle.
Messager de la providence et dépositaire de Sa Loi, il arborait le sceptre ou la récade comme emblème.
Mais, un jour, méprisés et humiliés, enchainés comme des bêtes et vendus
comme de la marchandise, ils sont partis sur des bateaux effectuer la
traversée du Styx pour rejoindre l’Hadès.
Ils sont morts, morts Fusillés, morts torturés, morts étouffés ou encore
noyés, mort mystérieuse, mort humiliante, mort héroïque…
Que nous reste-il de nos pères ?
Que nous reste-il de nos ancêtres ?
Reliques piétinées, souvenirs négligés, tombeaux saccagés
Mémoire bafouée par des annales tronquées, des récits mensongers et des documents travestis,
Histoires récrites et réécrites, Oh ! palimpseste des palimpsestes
C’est tout ce qui nous reste d’eux
Une légende…
Matthieu GROBLI
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