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La legende de la licorne de la vierge et de l'éléphant
LA LEGENDE DE LA LICORNE DE LA VIERGE ET DE L’ELEPHANT
LA RÉVOLUTION DES « HIBISCUS » SUR LES TERRES D’EBURNIE (J-27)
ECCE HOMO

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Philosophie africaine
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PENSEES DE MATTHIEU GROBLI

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La legende de la licorne de la vierge et de l'éléphant

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LA LEGENDE DE LA LICORNE DE LA VIERGE ET DE L’ELEPHANT

LA LEGENDE DE LA LICORNE (Symbole de force et de témérité)
DE LA VIERGE (Symbole de pureté et de chasteté)
ET
DE L’ELEPHANT( Symbole de tempérance et de sagesse)
 
 
Dans des temps anciens, à l’époque de la création de l’Arche, Dieu aurait demandé à Noé de sauver les animaux du Déluge en les faisant embarquer deux par deux pour assurer la survie de chaque espèce sur la Terre.
La licorne se présenta devant Noé seule…
Noé refusa de la prendre prétextant qu’il n’avait plus de place dans l’arche. Mais au même moment, entra dans l’Arche un couple d’éléphant : la licorne, furieuse, comprit que Noé ne lui avait pas dit la Vérité et depuis ce jour voua une haine terrible contre les éléphants.
Elle les détestait tellement que lorsqu’elle en apercevait un manger paisiblement, elle s’attaquait à lui avec agressivité et hardiesse.
Bien que l’éléphant réputé pour sa force et son imposante stature essaye de se défendre contre l’attaque de la licorne, celle-ci a le sabot si dur et si tranchant qu'elle le frappe au flanc et le transperce sans que celui-ci puisse se défendre.
Un jour, en lisière d’un village, La licorne attaqua un éléphant. Elle le frappa sous le ventre si fort, de son sabot tranchant, qu'elle l’éventra entièrement...
Puis des jours passèrent sans que les villageois ne voient leur éléphant. Replis d’incertitude et d’inquiétude, ils partirent à sa recherche.
Ils le trouvèrent vivant mais affreusement blessé, le soignèrent, puis, décidèrent de tuer la licorne afin qu’elle ne recommence plus un tel acte.
L’unique moyen de pouvoir tromper la vigilance, de la licorne est de faire intervenir une jeune fille vierge car elle seule a le pouvoir d'apaiser cette créature farouche et combative, qui vient nicher sa tête dans son giron et s'endort… Ainsi, quand la licorne arriva et qu'elle vit la jeune fille, elle vint aussitôt à elle et se coucha sur ses genoux ; alors les chasseurs l’encerclèrent et attendirent pour s'élancer et la tuer...
 
Tapis dans les feuillages, ils étaient en train de l’épier, attendant un signal de leur chef mais, celui-ci hésitait toujours…
Car s’ils blessaient ou tuaient la licorne, tout le village serait anathème et une malédiction s’abattrait inévitablement sur celui-ci, mais s'il ne soignait pas leur éléphant Sacré maintenant, en récoltant le sang de licorne qui possède des vertus curatives uniques, celui-ci mourrait à coup sur.
Alors, qu’il supputait, un intrépide guerrier décocha une flèche qui transperça la licorne et macula son pelage blanc d’un rouge cinabre. Couverte du sang de la licorne, la vierge s’enfuit dans les méandres de la forêt.
Meurtrie, la licorne se précipita avec puissance et vélocité sur le groupe de guerriers qui tentaient de s’enfuir mais devenue folle de rage celle-ci les rattrapa et en tua un grand nombre. Le chef, quant à lui, réussit à se cacher dans l’anfractuosité d’une grotte.
Quelques temps après, la jeune vierge revint au village et posa son habit sur la blessure béante de l’éléphant dont la plaie commença à guérir.
Pendant ce temps, le chef était toujours dans sa cachette, attendant que la licorne s’en éloigne, alors que celle-ci transportée par le fiel de son cœur, rodait autour de l’antre sans pouvoir y pénétrer.
Pleine de frustration, de haine, de colère et vengeance, la licorne décida de nourrir d'illusions la chimère, monstre à tête de lion corps de chèvre et queue de dragon, en lui faisant croire qu'elle posséderait la terre mais la licorne savait qu'elle remplissait la chimère d'utopies impossibles.
Tourmentée, blessée, la licorne s’était dévoyée de sa mission initiale en n’incarnant pas la Justice; alors, Dieu la châtia en la bannissant à jamais de la terre...
C’est ainsi que pour empêcher le Chaos sur terre, Dieu diligenta Pégase, Son cheval ailé…
 
Alors, que pégase s’abreuvait dans la forêt, le chef du village l’aperçût et, d’un pas feutré, s’en approcha .
Lentement, mais surement il arriva prés de pégase, caressa sa belle robe blanche, empoigna sa crinière et le monta puis se dirigea vers le village.
Quand ils y arrivèrent, ils constatèrent que prise d’une colère incommensurable, la chimère détruisait tout sur son passage, brulant le village et tuant les réfractaire.
Elle venait de réaliser qu’elle avait été bernée par la licorne...
Bien que les guerriers du village se mobilisèrent comme ce fléau infernale qui s’abattait sur eux comme une épée de Damoclès, leur bravoure ne pouvait contenir la bête dans son acharnement totale car en voulant sécuriser les femmes, les enfants et de leur éléphant Sacré, ils tombaient sur le champ de bataille pour le baroud d’honneur.
Les habitations et les champs , n’étaient plus que cendres…tout avait été consumé par le Feu.
Avec la force du lion, la chimère saccageait les habitations et ensuite les enflammaient avec queue de dragon.
Sur sa monture, le chef défia héroïquement la chimère, lui assenant de nombreuses flèches : criblé de flèches, affaibli, le monstre bicéphale à queue de serpent s'écroula sur le sol ocre imbibé de son sang et de celui des innocents.
Alors, le Héros descendit de sa monture et décapita les trois têtes de la chimère.
 
Soudain, une voix se propagea dans l'Ether et dit: "tout est consommé, vous avez expié votre faute...
Pendant neuf ans, vous avez connu les douleurs de l'enfantement mais aujourd'hui, vous renaissez de vos cendres comme un phénix car c’est par le Feu que Je vous ai entièrement rénové.
Je ferais que pour sept fois sept ans, vous ne connaitrez ni famine, ni guerre.
Votre Nation sera riche et glorieuse car votre peuple sera béni.
Du septentrion au méridional, de l'orient à l'occident, votre histoire restera dans la mémoire collective comme la clé de voute de l'indépendance de la liberté et de la paix".
 
Écrit par Matthieu GROBLI le 9 Avril 2011

LA RÉVOLUTION DES « HIBISCUS » SUR LES TERRES D’EBURNIE (J-27)


Le temps s'effilochait et les derniers grains de sable s’égrainaient du sablier...
Tout avait été révélé dans les officines…
Dans l’athanor, tous les ingrédients étaient réunis pour la transmutation.
Au fur et à mesure que les métaux chauffaient et se transformaient, les scories firent leur apparition...
Soudain, les vibrations d’une harangue (un appel) se propagèrent à travers l’Ether…
Envoutés, les manifestants, tel un tsunami, déferlèrent et engloutirent la ville…
En se retirant, ils laissèrent derrière eux les glyphes d’un gigantesque rift, d’un fossé (entre le maitre et son esclave), et d’une scission (entre le colon et son vassal).
La révolution des « Hibiscus » avait eu lieu…
Le temps avait eu raison des paresseux et des peureux
Le temps avait eu raison des pessimistes et des fatalistes
La révolution des « Hibiscus » laissait place à un Nouvel Ordre Panafricain
 
Le scarabée sacré a roulé sa bouse
Puis, il y a introduit son œuf
Sa larve s’est nourrie de la boule d’excréments
Mais, après plusieurs mues, est devenue aussi adulte.
 
Matthieu GROBLI


ECCE HOMO


A l’origine, les eaux primordiales formaient une masse chaotique, une soupe primitive qui contenait la quintessence de toutes choses.
Cette masse était tellement dense et compacte qu’elle ressemblait à une pierre noire.
Au dessus de cet œuf cosmique inerte, s’agitaient les protons des rayons cosmiques.
L’Ether se mouvait ineffablement au dessus des eaux indifférenciées comme une ultracentrifugeuse tournant avec une force rotative incommensurable.

Par Sa Volonté, les vibrations de l’Ether s’intensifièrent et s'accélérèrent: les particules se brisèrent de plus en plus violemment sur la « pierre Noire » engendrant quantité égale de matière et d'antimatière.

Puis, par Son Intelligence, le Chaos commença à se dissocier et à s’organiser:
Il sépara l'Air et l'Eau la Terre et le Feu.
Dans le ciel, lumière sortit des ténèbres grâce aux rê-éons du soleil et aux reflets de la lux-na.
Faisant surface à la surface des eaux, apparaissait un îlot de glaise.

Voyant ce reliquat de la mère primordiale sorti du ventre de Noun, le Potier re-structura et ré-organisa cette fange grossière et informe en une œuvre d’art authentique.
 
Puis, par Amour pour Sa création, il lui insuffla par les narines une Ka-Ba, une âme-esprit qui visita alors le temple-corps comme une âme-oiseau recherchant un refuge.
C'est ainsi que , la nature fut régénérée par le Feu Divin "Igne Natura Renovatur Integra" et que l'Homme fut créé à l’image de son Créateur "ECCE HOMO"...
 
 

CRITIQUE DE LA CONDITION HUMAINE

Alimenté par la convoitise, l'envie de possession et la jalousie , la partie chimérique des zones abyssales de notre cerveau reptilien s'empare de notre Moi authentique en le transformant en monstre polycéphale avide de désirs hédonistes.
Notre ego devient un aiguillon de scandale sur le chemin probatoire, un poison pour notre développement personnel, une gangrène dont la trop rapide prolifération menace l'organisme tout entier.
C'est parce que l'œil ne peut voir la poutre dans son pair, qu'il s'attarde à regarder la paille dans l'œil des autres.
Les Hommes, pétris de perfidie, d’égoïsme et de méchanceté disent qu’ils aiment Dieu, leur famille, leur épouse ou époux etc… mensonges ! Ils sont dépendants des êtres et des choses qui leur procurent joie et bonheur. Ils sont aliénés au plaisir que leur procurent leur cinq sens et donc conditionnés à l'endocrinologie cérébrale, dépendant de" l'hormone du plaisir": la recherche de cette hormone, telle est la propension des Hommes.
Ils veulent avoir le plaisir de manger une glace, le plaisir de voir un beau paysage, le plaisir d’une agréable sensation tactile, le plaisir de sentir une suave odeur ou encore le plaisir d’écouter une bonne musique.
L’œil se délecte de voir, l’oreille se satisfait d’entendre, le nez ne se lasse de sentir, la bouche ne se rassasie de manger et la main aiment toucher.
Toutes les rivières vont à la mer mais celle-ci n'est toujours pas remplie.

Ils sont fous ceux qui veulent peser l'impondérable, voir l'invisible et attraper l'impalpable. Ils construisent une tour afin d'accéder aux cieux, mais seront confondus dans leur inconscience et leur outrecuidance. Ils fabriquent des ailes d'argile afin d'atteindre les hauteurs du firmament, mais ils seront foudroyés par leur désir de toute-puissance.
Car ils oublient que :
Tout est vanité et poursuite de l'inaccessible.
Tout est souffrance dans la course au plaisir.
Tout est éphémère dans notre système spatio-temporel.

Matthieu GROBLI

TRANSFIGURATION EXISTENTIELLE

20H, c’est l’heure des informations, et encore une autre nuit où nous regardons comme à l’accoutumée le magnifique ballet rythmé des bombardiers dans le ciel nocturne éclairé par le somptueux feu d’artifice des artilleries et des missiles.
Bien que nos yeux aient vu et nos oreilles entendu, nos langues se sont liées de confusion, d’impuissance et de complicité tacite.
Alors, les mitraillettes crépitent, les canons tonnent, les Katiouchas explosent…en réponse à notre silence.
Les Corps sont déchiquetés, les visages ravagés et membres désarticulés.
Les nuages de cumulus gorgés des larmes des innocents s’amoncèlent pour éclater en une averse torrentielle sur le sol ocre et le sang de victimes sillonnent comme des fleuves écarlates les rues des cités.
Le tonnerre gronde, la terre tremble, les eaux se déchaînent…en réponse à notre silence.
L’instabilité qui en découle, source de déséquilibre entre les nations est une menace pour la sécurité mondiale.
L’équilibre est brisé, l’unité est ébranlée et l’ordre bousculé…
Lorsque la partie obscure de notre âme qui nous empêche de voir la lumière sera révélée et que le voile d’Isis sera levé, notre conscience universelle fragmentée par les conflits de tout genre sera de nouveau unie pour l’harmonie de la terre.
Le vrai changement ne s’opère pas par la rhétorique politicienne mais dans l’action immédiate. La Vérité n’appartient pas aux idéologues, aux scientifiques, aux psychologues ou aux politiques.
La Vérité est un royaume sans chemin.
Chacun doit avoir une propension au changement afin de quitter la sphère redondante des répétitions inconscientes.
Pour ce faire, nous devons réaliser une révolution intérieure instantanée par une prise de conscience transcendantale. Cette révolution plénière, véritable transmutation alchimique, est un changement de l’instant.
Nous devons avoir un regard nouveau, une vision holistique du tableau synoptique de la vie.
Ainsi, notre vision ne sera plus « maya », illusion, mais « Mâât », quintessence de vérité.
Alors, comme une mue qui se détache du corps de son propriétaire le moment venu, l’homme se détache de sa nature grossière pour se revêtir d’un lin blanc immaculé, symbole de régénération et de renaissance.


Matthieu Grobli

REVOLUTION DES CONSCIENCES

Il fut un temps où…

Les fils de l’Homme étaient lents à la parole et maitrisaient leur langue pour qu’elle ne les condamne pas
Ils étaient prompts en action caritative pour que le zèle de la main droite puisse apporter à la main gauche, une bonne récolte.
Ils aplanissaient leurs sentiers, labouraient leurs champs et fertilisaient leurs terres pour que leurs jours soient fructueux.

En ce temps…

Les fils de l’Homme étaient purs et revêtaient une parure d’or éprouvée par le Feu Divin.
Ils brandissaient l’épée flammigère et ne laissaient pas la peur corroder leur âme ni émousser leur esprit.

Les fils de l’Homme avaient connaissance de la Loi et savaient ce qui est juste.
Sans être avare ni prodigue, ils gardaient, en toutes choses, la juste mesure.
Ils savaient se détourner des ignominies et des iniquités en revêtant le manteau de l’humilité.
Ils savaient mesurer leur soif et soupeser leur courroux.


Le jour arrive, et il est proche où …

La chrysalide arrivera à maturité et libérera le papillon qui est en elle.
Le bourgeon sortira de sa dormance, et s’épanouira en une magnifique fleur.
Alors les yeux de la conscience africaine se dessilleront et une nouvelle ère débutera :
Les Africains retrouveront le pan de leur âme spoliée et vendue en esclavage.
Ils seront libérés des chaines de la domination et de l’inconscience.
Lorsqu’une révolution culturelle, psychologique, et mentale aura été faite, la Monade renaitra en Afrique, lavée de ses scories et immaculée comme au premier jour d’Adam :
Le complexe d’infériorité et la perte d’identité se dissiperont
La famine et la misère se dissoudront
Les guerres et la corruption disparaitront

Alors le monde connaitra un bouleversement et un changement profond des consciences.

Le temps arrive … il est déjà là
Car, pour l’esprit, un jour est comme mille années
Agissons donc aujourd'hui pour les siècles et les siècles à venir…


Matthieu GROBLI

ILLUSION

Regardons la nature prévisible des Hommes...
Nous sommes tellement préoccupés et angoissés que nous perdons la flamme de l’attention. Nous marchons comme des automates programmés, faisant de notre quotidien un stéréotype : les automatismes, les phrases toutes faites, les formalités, les convenances sont parties intégrantes de nos journées…
Regardons la nature chimérique des Hommes…
Nous sommes instigateurs du mensonge, nous proférons des paroles de haine sulfureuses dissimulées sous un sourire candide.
Notre zèle et notre gentillesse sont de la poudre jetée aux yeux des crédules car notre cœur est saturé de jalousie, d’hypocrisie et de haine.
Regardons la nature anamorphique de l'existence…
La vie est un rêve éveillé où nous sommes victimes d’illusions.
Ces illusions nous dupent jusqu’au jour où ébloui par la lumière de la vérité, nous arriverons à embrasser l’essence des choses. C’est ainsi qu’un lumignon transperce les arcanes de l’existence pour illuminer les couches ténébreuses de notre inconscience.
Tout évolue ou involue… Tout change ou se transforme…
Tout subit irrémédiablement l’usure du temps.
Aussi désastreuse qu’une tempête, aussi dévastatrice qu’un tsunami aussi ravageur qu’un tremblement de terre, le temps érode les façades les habitations, creuse les visages et apporte vieillissement, sénescence et décrépitude aux choses. Turbulence et accalmie, chaos et ordre, guerre et paix, mouvement et inertie…La vie est un processus circadien sempiternel où la contingence des événements fluctue aux grès des impondérables. Elle porte en elle les stigmates de l’impermanence. Nous buvons, certes, la boisson de l’ivresse du bonheur éphémère et goûtons assurément au fiel de la souffrance et notre existence ressemble à un immense champ de bataille dans lequel nous luttons pour le baroud d’honneur contre un désordre envahissant. Nous luttons sans merci contre cette entropie : la mort.
Lorsque nous trépasserons, notre corps inerte, regardera notre âme-oiseau s’élever dans l’éther, au-delà du champ spatio-temporel pour embrasser l’éternité.
Notre esprit regagnera le noumène...

Alors,
Pour la goutte d’eau dans l’immense océan,
Pour le grain de sable dans le gigantesque désert
Pour l’arbre dans la grande forêt,
Le temps n’existe plus, la souffrance n’a plus aucune signification.

Matthieu Grobli

LE SAINT-GRAAL

Le  ciel ténébreux peignait la voûte céleste, la brume était épaisse, le soleil était absent…
Recouvert d’une armure de fer, protégé d’un bouclier d’airain, portant un heaume à la tête et une épée à la main nous pensions être prés pour le combat.
C’est alors que nous avons chevauchés, tels des chevaliers teutoniques, des contrées inconnus parcourant terres et eaux et bravant vents et marées.
Nous avons entrepris des croisades, des guerres et des expéditions à la recherche du Saint-GRAAL
 Pourtant, dans cet immense champ de batailles, avons-nous simplement triomphé de nos passions?
Satisfaisant toutes nos envies et réalisant tous nos phantasmes,
notre œil se délectait de voir, notre oreille se satisfaisait d’entendre et notre bouche ne se rassasiait de manger
Mais tout était souffrance dans cette course au plaisir. .
Semblables à des aveugles conduisant des aveugles,
nous regardions sans voir et nous écoutions sans comprendre
nous nous sommes donc fourvoyés
car la Vérité se trouvait dans un royaume sans chemin.
Nous avons amassé des richesses et conquis des terres pour construire ce royaume.
Mais tout était éphémère et poursuite du vent
Nous avons érigé des monuments religieux pour y mener un culte
Mais nous avions oublié que la Foi est un temple sans façades
Nous voulions peser l'impondérable, voir l'invisible et attraper l'impalpable.
Mais tout n’était qu’illusion…

Matthieu GROBLI

MEMOIRE

Où sont nos pères ?
Où sont nos repères ?

Autrefois, Ils étaient le ligand familial, le cément de cohésion et la rose des vents sur le chemin de nos repères identitaires.

Ils nivelaient nos erreurs, érodaient nos imperfections, comblaient nos béances et aplanissaient nos sentiers
Ni prodigue, ni avare, ils savaient garder la juste mesure.
Figures autoritaires, symbolisant le respect, ils rappelaient le principe de toute-puissance divin.
Conciliateurs, médiateurs, ils symbolisaient le principe d’équilibre familial, l’élément stabilisateur de la triade.
Ils étaient représentants de la Loi, à ce titre, il gardait à la main le bâ-aton,
le Medou Neder, le support du signe de Dieu, le verbe, le Logos.
Comme, jadis, Moïse qui fendit le rocher avec son bâton pour y faire jaillir une source, ils nous abreuvaient dans les moments de sècheresse spirituelle.
Messager de la providence et dépositaire de Sa Loi, il arborait le sceptre ou la récade comme emblème.

Mais, un jour, méprisés et humiliés, enchainés comme des bêtes et vendus comme de la marchandise, ils sont partis sur des bateaux effectuer la traversée du Styx pour rejoindre l’Hadès.

Ils sont morts, morts Fusillés, morts torturés, morts étouffés ou encore noyés, mort mystérieuse, mort humiliante, mort héroïque…

Que nous reste-il de nos pères ?

Que nous reste-il de nos ancêtres ?

Reliques piétinées, souvenirs négligés, tombeaux saccagés

Mémoire bafouée par des annales tronquées, des récits mensongers et des documents travestis,
Histoires récrites et réécrites, Oh ! palimpseste des palimpsestes
C’est tout ce qui nous reste d’eux
Une légende…

Matthieu GROBLI  
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