Éthique et sagesse Africaines
De l'humilité et la découverte des parole parfaite.
Que ton cœur ne soit pas vaniteux à cause de ce que tu connais ; prends
conseil auprès de l’ignorant comme auprès du savant, car on n’atteint pas les
limites de l’art, et il n’existe pas d’artisan qui ait acquis la perfection.
Une parole parfaite est plus cachée que la pierre verte ; on la trouve pourtant
auprès des servantes qui travaillent sur la meule.
De l'art du débat avec un supérieur.
Si tu
rencontres un débatteur en action, qui dirige son cœur et qui est plus habile
que toi, plie tes bras et courbe ton dos ; ne sais pas ton cœur contre lui car
tu ne l’égaleras pas. Puisses tu abaisser celui qui s’exprime mal en ne
t’opposant pas à lui lorsqu’il agit ; c’est ainsi qu’il sera désigné comme un
ignorant dès que ton cœur aura supprimé sa surabondance.
De l'art du débat avec un égal.
Si tu
rencontres un débatteur en action, ton égal, celui qui est à ton côté, agis en
sorte que ta supériorité sur lui se manifeste par le silence, alors même qu’il
parle mal. Ceux qui l’écoutent penseront beaucoup de mal de lui, alors que ton
renom sera parfait dans l’esprit des grands.
De l'art du débat avec un inférieur.
Si tu
rencontres un débatteur en action, un homme de peu qui n’est certes pas ton
égal, que ton cœur ne soit pas agressif contre lui à cause de ta faiblesse.
Place le à terre, et il se punira lui-même. Ne lui réponds pas pour soulager
ton cœur, ne lave pas ton cœur à cause de celui qui s’oppose à toi. Misérable
est celui qui fait du mal à un homme de peu. On désire agir conformément à ce
que tu désires et tu le frapperas de la désapprobation des grands.
De l'art d'être un chef en respectant la règle.
Si tu es un
guide, chargé de donner des directives à un grand nombre, cherche, pour toi,
chaque occasion d’être efficient, de sorte que ta manière de gouverner soit
sans faute. Grande est la règle, durable son efficacité. Elle n’a pas été
perturbée depuis le temps d’Osiris. On châtie celui qui transgresse les lois,
même si cette transgression est le fait de celui au cœur rapace. L’iniquité est
capable de s’emparer de la quantité, mais jamais le mal ne mènera son
entreprise à bon port. Celui qui agit mal dit : j’acquiers pour moi-même ; il
ne dit pas : j’acquiers au bénéfice de ma fonction. Quand vient la fin, la
règle demeure. C’est ce que dit un homme juste : tel est le domaine de mon père
spirituel.
De la vanité des manœuvres humaines.
Ne te livre pas
à une machination contre l’espèce humaine, car dieu châtie pareil agissement.
Qu’un homme dise « je vivrai ainsi », et il sera privé de pain pour la bouche.
Qu’un homme dise « je serai riche », et il dira ensuite « mes perceptions m’ont
piégé » . Qu’un homme dise « je vais voler autrui » et, en fin de compte, il
fait un don à celui qui ne connaît pas ! Les manœuvres du genre humain ne
s’accomplissent pas, c’est ce que dieu ordonne qui s’accomplit. Pense à vivre
en paix avec ce que tu as et ce qu’ils donnent viendra de soi-même.
Des manières de tables.
Si tu es un
homme qui fait partie de ceux qui sont assis à table d’un plus grand que toi,
accepte ce qu’il donne, de la manière dont cela sera placé devant ton nez.
Regarde ce qui est devant toi, ne te disperse pas par quantité de regards ;
c’est l’abomination du ka que d’être harcelé. Ne lui adresse pas la parole
avant qu’il ne t’appelle ; on ne sait pas s’il est en mauvaise disposition du
cœur . Parle lorsqu’il s’adresse à toi, et que ton discours rende le cœur
heureux. Quant au grand, assis derrière les pains, que son comportement se
conforme à la directive de son ka. Il fera un don à celui qu’il distingue ;
c’est la coutume à la tombée de la nuit. C’est le ka qui étend ses bras. Le grand
fait un don à celui qui a atteint la condition d’homme de qualité. Les pains
sont mangés conformément à la volonté de dieu, c’est l’ignorant qui s’en
plaindrait.
Du respect de la mission confiée.
Si tu es un
homme de confiance, qu’un grand envoie à un grand, sois tout à fait scrupuleux
quand il t’envoie ; transmets pour lui le message comme il l’a formulé, garde
toi de forcer sur les mots, de peur de brouiller un grand avec un grand. Tiens
t’en fermement à la règle, ne l’outrepasse pas ; le lavement du cœur ne doit
certes pas être répété. Ne parle contre personne, grand ou petit, c’est
l’abomination du ka.
Du nécessaire silence du riche et de l'heureuse
destinée de qui n'a pas d'enfants.
Si tu laboures,
et si la croissance s’effectue dans le champ, parce que dieu la donne en
abondance dans ta main, n’en aie pas plein la bouche auprès de ton voisinage,
car l’on éprouve un grand respect pour le silencieux. Si un homme de caractère
est possesseur de biens, il accomplit l’acte de posséder comme un crocodile,
même dans la cour de justice. Ne pose pas de réclamation pour qui est sans
enfants, ne critique pas le fait de ne pas en avoir, n’émets pas de vantardises
sur le fait d’en avoir ; il y a maint père dans l’affliction, de même que
mainte mère qui a enfanté, alors qu’une autre sans enfant est plus sereine
qu’elle. C’est celui qui est seul dont dieu permet la mutation, alors que le
patron d’un clan familial prie avec anxiété pour qu’on prenne sa suite.
De la nécessité de placer sa confiance en un être de
qualité.
Si tu es un
faible, suis un homme de qualité, digne de confiance ; toute ta conduite s’en
trouvera bien vis-à-vis de dieu. Si tu apprends que cet homme était auparavant
d’humble condition, n’aie pas le cœur arrogant à son égard, à cause de ce que
tu sais de sa condition antérieure. Crains le avec respect conformément à ce
qui est advenu de lui, car les choses ne viennent certes pas d’elles mêmes.
Quant à l’opulence, que l’homme de qualité l’obtienne lui-même. C’est dieu qui
fait qu’il soit un être de qualité et qui le protège, même quand il dort.
De la nécessité de suivre le cœur et de ne pas
gaspiller son énergie dans les tâches matérielles.
Suis ton cœur
le temps de ton existence, ne commets pas d’excès par rapport à ce qui a été
prescrit, n’abrège pas le temps de suivre le cœur. Gaspiller son moment
d’action est l’abomination du ka. Ne détourne pas ton action quotidienne de
manière excessive pour l’entretien de ta maison. Adviennent les choses, suis le
cœur ; les choses ne profiteront pas au négligent.
Du comportement envers un fils spirituel.
Si tu es un
homme de qualité en qui on peut avoir confiance, puisses tu façonner un fils
spirituel avec la faveur de dieu. S’il est en rectitude s’il se conforme à ta
manière d’être, et s’il prend soin de tes biens en bon ordre, accomplis pour
lui toute sorte de bonté. C’est ton fils, il appartient à la semence de ton ka.
Ne sépare pas ton cœur de lui. Mais la semence d’un homme peut engendrer le
conflit. S’il va dans la mauvaise direction, s’il transgresse tes
recommandations, et désobéit de manière insolente à tout ce qui est dit, si sa
bouche débite des paroles méprisables, chasse-le, il n’est pas ton fils. Mets le
au travail pour la totalité de son discours. Lui qui s’est montré hostile
envers toi subira leur défaveur, une entrave lui fut infligée alors qu’il se
trouvait dans le ventre. Celui qu’ils guident ne peut pas s’égarer, celui
qu’ils privent de barque n’aura pas la possibilité de traverser.
De l'attitude à la cour de justice.
Si tu te
trouves dans le porche où l’on rend la justice, soit debout ou assis,
conformément à la procédure, qui te fut ordonnée le premier jour. Ne force pas
le passage, tu seras repoussé. Perçante doit être la vue de celui qui entre
après avoir été annoncé, large est le siège de celui qui fut appelé. Le porche
où l’on rend la justice est conforme à la rectitude ; toute conduite doit être
conforme au fil à plomb, c’est dieu qui avance le siège. Ne seront pas
installés ceux à qui on prête trop l’épaule.
Du coeur qui rend heureux et du ventre qui condamne au
malheur.
Si tu es en
compagnie de gens, procure toi des alliés en tant qu’homme digne de confiance
qui atteint le cœur ; celui qui atteint le cœur est celui qui ne contourne pas
le langage dans son ventre. Il deviendra un homme qui commande lui-même, un
possesseur de bien grâce à son comportement. Que ton renom soit bon sans que tu
en parles. Ton corps sera nourri, ton visage se tournera vers tes proches, et
l’on t’offrira ce que tu ignorais. Le cœur de celui qui écoute son ventre
disparaît ; il suscitera à son égard, le dédain au lieu de l’amour. Le cœur
sera dénudé et son corps ne sera pas oint. Celui au grand cœur est un don de
dieu, celui qui obéit à son ventre obéit à l'ennemi.
De l'art de communiquer.
Transmets tes
directives sans avaler le cœur, et donne ton avis dans le conseil de ton
maître. S’il s’exprime d’abondance, il ne sera pas difficile au messager de
faire son rapport, et il ne lui sera pas répondu : « qui est donc celui qui est
informé ? ». En ce qui concerne le grand, ses biens péricliteront s’il pense à
le punir à cause de cela, aussi se taira-t-il en concluant « j’ai dit ».
De l'art de gouverner.
Si tu es un
guide, que ta manière de gouverner voyage librement au moyen de ce que tu as
ordonné. Tu dois accomplir des choses élevées. Songe aux jours à venir ensuite,
qu’un malheur ne survienne pas au milieu des faveurs ; comme un crocodile
émerge, la défaveur se produit.
De la nécessité d'écouter les requêtes.
Si tu es un
guide, écoute sereinement le discours de celui qui t’adresse une requête ; ne
le repousse pas, jusqu’à ce qu’il ait purgé son ventre de ce qu’il songeait à
dire. Celui qui est accablé d’injustice désire que son cœur soit lavé, plus que
la réalisation de ce pourquoi il est venu. Quant à qui repousse celui qui
adresse des requêtes, on dira « pour quelle raison les rejette-t-il ? » Il n’est
pas possible que toutes les requêtes aboutissent, mais une bonne écoute aplanit
le cœur.
Du danger de la séduction.
Si tu désires
faire durer l’amitié, dans une demeure où tu as tes entrées, comme maître,
comme frère ou comme ami, ou en tout lieu où tu as tes entrées, garde-toi de
t’approcher des femmes. Ce n’est pas bon là où le fait se produit. La vue n’est
jamais assez aiguisée lorsqu’elle les repère. Des milliers d’hommes se sont
détournés de ce qui leur est profitable. Un court instant de plaisir, semblable
à un rêve, et le mort t’atteindra pour les avoirs connues. C’est une mauvaise
maxime que : « lance un trait contre l’adversaire » ; quand on s’apprête à agir
ainsi, que le cœur écarte cette intention. Quant à celui qui échoue continuellement
en les convoitant, aucun de ses dessins ne réussira.
De l'avidité : mal incurable.
Si tu désires
que ta conduite soit bonne, délivre toi de tout mal ; combats toute occasion
d’avidité de cœur. L’avidité est la maladie grave d’un incurable ;Y pénétrer
est impossible. L’avidité sème le malheur parmi pères et mères, et parmi les
frères de la mère, elle sépare l’épouse du mari. L’avidité est la réunion de
toutes les sortes de mal ; c’est un sac qui contient tout ce qui est haïssable.
L’homme est posé s’il applique correctement la règle, et va son chemin
conformément à la marche à suivre. Aussi fera-t-il l’état de ses biens, alors
que l’avide de cœur n’aura pas de tombe.
De la juste attitude envers l'avoir.
Ne sois pas
avide de cœur en ce qui concerne le partage des biens, ne sois vorace que de
tes biens personnels. Ne sois pas avide de cœur envers tes proches ; plus ample
est la juste revendication de l’homme doux que celle injuste de l’homme rude.
Ce dernier, bien peu échoit de ses proches, car il est privé de ce qu’apporte
la parole. Un peu d’avidité suffit à faire naître l’esprit de querelle chez
l’homme au ventre froid.
De l'amour et du respect dus à l'épouse.
Si tu es un
homme de qualité, fonde ta demeure, aime ton épouse avec ardeur, remplis son
ventre, habille son dos, l’huile est un remède pour son corps. Allonge son cœur
le temps de ton existence. Elle est une terre fertile, utile pour son maître.
Ne décide pas pour elle, éloigne la du puissant qui la spolierait. Son œil est
le vent ; regarde la, et tu la feras rester dans ta maison. Si tu la repousses,
voici les larmes ! Le vagin est l’une de ses formes d’action ; ce qu’elle
impose, c’est que soit fait pour elle un canal.
De la nécessité de satisfaire ses familiers.
Satisfais tes
familiers en qui tu as confiance, au moyen de ce qui t’advient : tel est le
destin de celui que dieu favorise. De celui qui faillit sans cesse à satisfaire
ses familiers en qui il a confiance, on dira « c’est un ka trop satisfait de
lui même ». L’avenir est inconnu, même si on a l’intuition de demain. C’est une
puissance créatrice, la juste puissance créatrice qui s’en satisfait. Si sont
accomplis des actes dignes de louange, les familiers dignes de confiance disent
: « bienvenue ! » Lorsqu’on ne procure pas la paix à la ville, on devra amener
des familiers si se produit une calamité.
Du refus de la rumeur.
Ne répète pas
une rumeur médisante, ne l’écoute pas. C’est la manière de s’exprimer de celui qui
a le ventre brûlant. Si nécessaire, répète la mauvaise affaire que tu as vue et
pas seulement entendue. Que la rumeur médisante soit jetée à terre, n’en parle
absolument pas. Vois celui qui te fait face reconnaîtra ta qualité. Qu’il soit
ordonné de se saisir des conséquences de la rumeur médisante ; ne naîtra que la
haine, conformément à la loi, contre qui s’en emparerait pour l’utiliser. Vois
il s’agit de détruire une sorte de mauvais rêve ; protège t’en.
Du bon usage de la parole.
Si tu es un
homme de qualité en qui on a confiance, qui siège au conseil de son maître,
rassemble tout cœur vers la perfection. Sois silencieux, c’est plus utile que
le bavardage. Parle seulement quand tu sais que tu apporteras une solution ; il
doit être un artisan, celui qui parle dans le conseil ; parler est plus
difficile que tout autre travail. C’est celui qui interprète cette maxime qui
donne autorité à la parole.
De la vraie puissance et de la maîtrise de soi.
Si tu es
puissant, agis en sorte que l’on te respecte, en fonction de la connaissance et
du calme du langage. Ne donne d’ordres que lorsque les circonstances l’exigent.
Celui qui provoque de manière belliqueuse s’engage dans une mauvaise action. Ne
sois pas vaniteux, tu ne seras pas abaissé. Ne sois pas vaniteux, mais garde
toi de fouler aux pieds, et de répondre à une parole avec flamme. Détourne ton
visage, contrôle toi, les flammes d’un individu au cœur bouillant le
déprécient. Pour l’être rayonnant qui avance, le chemin est construit. Celui
qui est triste de cœur, la journée durant, n’accomplira aucun mouvement
heureux. Celui qui est frivole de cœur ne fondera pas de demeure. Celui qui
atteindra une plénitude est comme celui qui tient le gouvernail, au moment de
toucher terre. L’autre est fait prisonnier. Celui qui obéit à son cœur sera en
ordre.
De la juste utilisation de l'énergie.
Ne t’oppose pas
à l’action d’un grand, ne rends pas furieux le cœur de celui qui est lourdement
chargé, car son hostilité se manifestera contre celui qui le combat. Libère
l’énergie créatrice, toi qui est celui qui l’aime sans cesse. Celui qui donne
de la puissance est en compagnie de dieu, ce qu’il aime sera accompli pour lui.
Quant à toi, apaise le visage après l’explosion de rage ; la paix provient de
sa puissance créatrice, l’hostilité de l’ennemi. C’est la puissance qui fait
croître l’amour.
De l'énergie d'un grand.
Enseigne à un
grand ce qui lui est utile, suscite son accueil parmi l’espèce humaine, fais en
sorte que sa sagesse retombe sur son maître. C’est de son énergie que
proviennent les aliments qui te sont attribués ; le ventre de celui qui est
aimé est comblé. Ton dos sera habillé grâce à lui. Ces conditions réalisées,
préoccupe toi de la vie de ta maison, dépendant du noble que tu aimes. Il vit
grâce à cela, et, bien plus, il t’accordera une protection. Bien plus, c’est
l’amour que tu inspires qui durera dans le ventre de ceux qui t’aiment. Vois,
c’est le ka qui aime continuellement entendre.
De la nécessité de l'impartialité.
Si tu agis,
fils d’un homme de la cour de justice, messager chargé de l’apaisement de la
multitude, ôte les inutilités du document écrit. Quand tu parles, ne penche pas
d’un côté ; prends garde que soit formulée cette accusation : « juges, il place
sa parole sur le côté qui lui convient ! » ; alors ton action se retournerait
en procès contre toi.
De l'indulgence.
Si tu es
indulgent à propos d’une affaire qui s’est produite, ne favorise un homme qu’à
cause de sa rectitude. Passe sur son ancienne faute, ne te souviens pas d’elle,
dès lors qu’il est silencieux envers toi le premier jour.
Du nécessaire détachement des biens matériels.
Si tu es un
grand après avoir été un petit, et si tu fais fortune après avoir subi la
misère auparavant, dans la ville que tu connais, n’évoque pas en gémissant ce
qui t’est arrivé auparavant. Ne place pas la confiance de ton cœur dans
l’accumulation de tes biens matériels, car ce qui t’a été octroyé est un don de
dieu. Tu ne seras pas derrière un autre ton semblable, qui aura vécu semblable
événement.
De la bonne attitude envers un supérieur et le
voisinage.
Courbe le dos
devant ton supérieur, ton chef du palais royal ; ainsi, ta demeure, avec ses
biens, sera durable, et ta récompense sera à ta juste place. Malheureux est
celui qui s’oppose à un supérieur ; car l’on ne vit que pendant la période où
il exerce sa clémence. Malheureux celui dont le bras ne se courbe pas,
lorsqu’il est dénudé. Ne dévalise pas la maison de tes voisins, et ne
t’approprie pas les biens de celui qui est proche de toi, de sorte qu’il ne te
dénonce pas, avant que tu ne l’apprennes de toute façon. L’agressif est un sans
cœur. Si ton voisin sait cela , il attaquera en justice, car c’est mal de
s’attaquer au voisinage.
De la nécessité d'éviter la femme-enfant.
Ne fais pas
l’amour avec une femme-enfant, car tu sais qu’on lutte contre l’eau qui est sur
son cœur. Ce qui se trouve dans son ventre ne sera pas rafraîchi ; qu’elle ne
passe pas la nuit à faire ce qui doit être repoussé, qu’elle soit calmée après
avoir mis un terme à son désir.
Comment éprouver un ami et connaître sa véritable
femme.
Si tu cherches
à sonder la vraie nature d’un ami, ne te pose pas de question, mais approche
toi près de lui. Ne traite cette affaire qu’avec lui seul, jusqu’à ce que tu ne
sois plus inquiet de son attitude. Discute avec lui le temps qu’il faudra.
Eprouve son cœur à l’occasion d’un entretien. Si ce qu’il a vu lui échappe et
s’il accomplit un acte qui t’irrite, sois amical avec lui ou sois silencieux,
mais ne détourne pas le visage. Rassemble tes énergies quand tu éclaires
l’affaire pour lui, ne réponds pas par un acte d’hostilité, ne va pas contre
lui, ne le foule pas aux pieds, son moment de vérité n’a jamais manqué de se
produire, et l’on ne peut échapper à celui qui l’a déterminé.
De la nécessité de la bienveillance.
Que ton visage
soit lumineux le temps de ton existence. Ce qui sort de l’entrepôt n’y entre
pas de nouveau. C’est le pain destiné à la distribution dont on est vorace.
Celui dont le ventre est vide est un accusateur, et celui qui est mis
continuellement en état de manque est un agresseur. N’en fais pas l’un de tes
proches. La bienveillance est le mémorial d’un homme, pour les années qui
viennent après l’exercice du pouvoir.
De la nécessité d'un caractère lucide, ferme et
accompli.
Connais ceux
qui sont à tes côtés et tes biens dureront ; ne sois pas faible de caractère
envers tes amis ; Ils sont une rive cultivable qui reçoit l’inondation, elle
est plus importante que ses richesses. Car les biens de l’un peuvent échoir à
l’autre. La vertu du fils de l’homme lui sera utile ; une nature accomplie sera
un mémorial.
De la nécessité de punir et de combattre le mal.
Punis
principalement, enseigne complètement, l’acte de stopper le mal sera
l’établissement durable de la vertu. Quant à un méfait, exception faite du
malheur, c’est ce qui transforme le geignard en agresseur.
Du bonheur d'épouser une femme joyeuse.
Si tu épouses
une femme qui soit nantie, joyeuse de cœur et connue des habitants de sa ville,
qu’elle se conforme à la double loi. Sois agréable pour elle au bon moment ; ne
te sépare pas d’elle, et agis en sorte qu’elle soit nourrie. Une femme au cœur
joyeux apporte l’équilibre.
De la transmission de la sagesse, de la connaissance
et de la rectitude.
Si tu as écouté
les maximes que je viens de te dire , chacun de tes desseins ira de l’avant.
Leur rectitude, c’est leur richesse ; leur souvenir chemine dans la bouche des
hommes à cause du caractère accompli de leur discours cohérent. On doit
transmettre chaque parole afin qu’elle ne périsse jamais dans ce pays. Qu’une
maxime soit formulée pour le bien de sorte que les notables en parlent. C’est
enseigner à un homme ce qu’il doit dire à la postérité. Celui qui écoute, cela
devient un artisan en écoutant. Il est bon de formuler pour la postérité ;
c’est elle qui entendra cela. Si le bon exemple est donné par celui qui est un
chef, il sera efficace pour l’éternité. c’est le connaissant qui se préoccupe
de sa capacité de sublimation, en assurant sa substance au moyen de ce qui fait
durer. Grâce à elle il est heureux sur terre. Le connaissant est sage à cause
de ce qu’il connaît, et le noble à cause de sa manière d’agir. Que son cœur
régule sa langue, que ses lèvres soient justes lorsqu’il s’exprime, que ses
yeux voient, que ses oreilles se plaisent à entendre ce qui est utile à son
fils. Celui qui agit en rectitude est exempt de mensonge.
De la nécessité de l'écoute et de l'entendement.
Il est utile
d’écouter pour le fils qui écoute. Si l’acte d’écouter sans cesse pénètre celui
qui écoute, celui qui écoute devient celui qui entend. Quand l’écoute est
bonne, la parole est bonne . Celui qui écoute est le maître de ce qui est
profitable, écouter est profitable à celui qui écoute. Écouter est meilleur que
tout, ainsi naît l’amour parfait. Comme il est bon qu’un fils accepte ce que
dit son père. Porteur de ce message, il atteindra un grand âge. Celui que dieu
aime, c’est celui qui entend ; celui qui n’entend pas est haï de dieu. C’est le
cœur qui fait naître son maître comme celui qui entend ou celui qui n’entend
pas. Pour un homme, son cœur est vie, prospérité, santé. C’est celui qui écoute
qui entend ce qui es dit, c’est celui qui aime entendre qui accomplit ce qui
est dit. Comme c’est bon un fils qui obéit à son père ! Comme c’est heureux
pour celui à qui il est dit : « un fils, il est bienveillant, en tant que
possesseur de la capacité d’écoute ». Celui qui écoute celui qui lui dit cela,
il sera bien ajusté en son for intérieur et bienheureux auprès de son père. Son
souvenir subsistera dans la bouche des vivants qui sont sur terre et qui y
seront.