Alimenté
par la convoitise, l'envie de possession et la jalousie , la partie
chimérique des zones abyssales de notre cerveau reptilien s'empare de
notre Moi authentique en le transformant en monstre polycéphale avide de
désirs hédonistes.
Notre ego devient un aiguillon de scandale sur le chemin probatoire, un poison pour notre développement personnel, une gangrène dont la trop rapide prolifération menace l'organisme tout entier. C'est parce que l'œil ne peut voir la poutre dans son pair, qu'il s'attarde à regarder la paille dans l'œil des autres. Les Hommes, pétris de perfidie, d’égoïsme et de méchanceté disent qu’ils aiment Dieu, leur famille, leur épouse ou époux etc… mensonges ! Ils sont dépendants des êtres et des choses qui leur procurent joie et bonheur. Ils sont aliénés au plaisir que leur procurent leur cinq sens et donc conditionnés à l'endocrinologie cérébrale, dépendant de" l'hormone du plaisir": la recherche de cette hormone, telle est la propension des Hommes. Ils veulent avoir le plaisir de manger une glace, le plaisir de voir un beau paysage, le plaisir d’une agréable sensation tactile, le plaisir de sentir une suave odeur ou encore le plaisir d’écouter une bonne musique. L’œil se délecte de voir, l’oreille se satisfait d’entendre, le nez ne se lasse de sentir, la bouche ne se rassasie de manger et la main aiment toucher. Toutes les rivières vont à la mer mais celle-ci n'est toujours pas remplie. Ils
sont fous ceux qui veulent peser l'impondérable, voir l'invisible et
attraper l'impalpable. Ils construisent une tour afin d'accéder aux
cieux, mais seront confondus dans leur inconscience et leur
outrecuidance. Ils fabriquent des ailes d'argile afin d'atteindre les
hauteurs du firmament, mais ils seront foudroyés par leur désir de
toute-puissance. Car ils oublient que : Tout est vanité et poursuite de l'inaccessible.
Tout est souffrance dans la course au plaisir. Tout est éphémère dans notre système spatio-temporel. Matthieu GROBLI |






