20H, c’est l’heure des informations, et encore une autre nuit où nous regardons comme à l’accoutumée le
magnifique ballet rythmé des bombardiers dans le ciel nocturne éclairé
par le somptueux feu d’artifice des artilleries et des missiles. Bien que nos yeux aient vu et nos oreilles entendu, nos langues se sont liées de confusion, d’impuissance et de complicité tacite. Alors, les mitraillettes crépitent, les canons tonnent, les Katiouchas explosent…en réponse à notre silence.
Les Corps sont déchiquetés, les visages ravagés et membres désarticulés.
Les
nuages de cumulus gorgés des larmes des innocents s’amoncèlent pour
éclater en une averse torrentielle sur le sol ocre et le sang de
victimes sillonnent comme des fleuves écarlates les rues des cités. Le tonnerre gronde, la terre tremble, les eaux se déchaînent…en réponse à notre silence. L’instabilité qui en découle, source de déséquilibre entre les nations est une menace pour la sécurité mondiale. L’équilibre est brisé, l’unité est ébranlée et l’ordre bousculé… Lorsque
la partie obscure de notre âme qui nous empêche de voir la lumière sera
révélée et que le voile d’Isis sera levé, notre conscience universelle
fragmentée par les conflits de tout genre sera de nouveau unie pour
l’harmonie de la terre. Le
vrai changement ne s’opère pas par la rhétorique politicienne mais dans
l’action immédiate. La Vérité n’appartient pas aux idéologues, aux
scientifiques, aux psychologues ou aux politiques. La Vérité est un royaume sans chemin. Chacun doit avoir une propension au changement afin de quitter la sphère redondante des répétitions inconscientes. Pour
ce faire, nous devons réaliser une révolution intérieure instantanée
par une prise de conscience transcendantale. Cette révolution plénière, véritable transmutation alchimique, est un changement de l’instant. Nous devons avoir un regard nouveau, une vision holistique du tableau synoptique de la vie.
Ainsi, notre vision ne sera plus « maya », illusion, mais « Mâât », quintessence de vérité. Alors,
comme une mue qui se détache du corps de son propriétaire le moment
venu, l’homme se détache de sa nature grossière pour se revêtir d’un lin
blanc immaculé, symbole de régénération et de renaissance.
Matthieu Grobli |






