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Matthieu GROBLI: Publié le Friday, December 10, 2010 11:02 PM
A l’origine, les eaux primordiales formaient une masse
chaotique, une soupe primitive qui contenait la quintessence de toutes choses. Cette masse était tellement dense et compacte qu’elle
ressemblait à une pierre noire. Au dessus de cet œuf cosmique inerte, s’agitaient les protons
des rayons cosmiques. L’Ether se mouvait ineffablement au dessus des eaux indifférenciées
comme une ultracentrifugeuse tournant avec une force rotative incommensurable.
Par Sa Volonté, les vibrations de l’Ether s’intensifièrent et s'accélérèrent: les particules se brisèrent de plus en plus violemment sur
la « pierre Noire » engendrant quantité égale de matière et d'antimatière.
Puis, par Son Intelligence, le Chaos commença à se dissocier et à s’organiser: Il sépara l'Air et l'Eau la Terre et le Feu. Dans le ciel, lumière sortit des ténèbres grâce aux rê-éons du soleil et aux reflets de la lux-na. Faisant surface à la surface des eaux, apparaissait un îlot de glaise.
Voyant ce reliquat de la mère primordiale sorti du ventre de Noun, le Potier re-structura et ré-organisa cette fange grossière et
informe en une œuvre d’art authentique.
Puis, par Amour pour Sa création, il lui insuffla par les
narines une Ka-Ba, une âme-esprit qui visita alors le temple-corps comme une
âme-oiseau recherchant un refuge. C'est ainsi que , la nature fut régénérée par le Feu Divin "Igne Natura Renovatur Integra" et que l'Homme fut créé à l’image de son Créateur "ECCE HOMO"...
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Matthieu GROBLI: Publié le Monday, August 30, 2010 12:40 AM
Alimenté
par la convoitise, l'envie de possession et la jalousie , la partie
chimérique des zones abyssales de notre cerveau reptilien s'empare de
notre Moi authentique en le transformant en monstre polycéphale avide de
désirs hédonistes.
Notre ego devient un aiguillon de scandale sur le chemin probatoire,
un poison pour notre développement personnel, une gangrène dont la trop
rapide prolifération menace l'organisme tout entier.
C'est parce que l'œil ne peut voir la poutre dans son pair, qu'il s'attarde à regarder la paille dans l'œil des autres.
Les Hommes, pétris de perfidie, d’égoïsme et de méchanceté disent
qu’ils aiment Dieu, leur famille, leur épouse ou époux etc… mensonges !
Ils sont dépendants des êtres et des choses qui leur procurent joie et
bonheur. Ils sont aliénés au plaisir que leur procurent leur cinq sens
et donc conditionnés à l'endocrinologie cérébrale, dépendant de"
l'hormone du plaisir": la recherche de cette hormone, telle est la
propension des Hommes.
Ils veulent avoir le plaisir de manger une glace, le plaisir de voir
un beau paysage, le plaisir d’une agréable sensation tactile, le
plaisir de sentir une suave odeur ou encore le plaisir d’écouter une
bonne musique.
L’œil se délecte de voir, l’oreille se satisfait d’entendre, le nez
ne se lasse de sentir, la bouche ne se rassasie de manger et la main
aiment toucher.
Toutes les rivières vont à la mer mais celle-ci n'est toujours pas remplie.
Ils
sont fous ceux qui veulent peser l'impondérable, voir l'invisible et
attraper l'impalpable. Ils construisent une tour afin d'accéder aux
cieux, mais seront confondus dans leur inconscience et leur
outrecuidance. Ils fabriquent des ailes d'argile afin d'atteindre les
hauteurs du firmament, mais ils seront foudroyés par leur désir de
toute-puissance. Car ils oublient que : Tout est vanité et poursuite de l'inaccessible.
Tout est souffrance dans la course au plaisir.
Tout est éphémère dans notre système spatio-temporel.
Matthieu GROBLI
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Matthieu GROBLI: Publié le Monday, August 30, 2010 12:36 AM
20H, c’est l’heure des informations, et encore une autre nuit où nous regardons comme à l’accoutumée le
magnifique ballet rythmé des bombardiers dans le ciel nocturne éclairé
par le somptueux feu d’artifice des artilleries et des missiles. Bien que nos yeux aient vu et nos oreilles entendu, nos langues se sont liées de confusion, d’impuissance et de complicité tacite. Alors, les mitraillettes crépitent, les canons tonnent, les Katiouchas explosent…en réponse à notre silence.
Les Corps sont déchiquetés, les visages ravagés et membres désarticulés.
Les
nuages de cumulus gorgés des larmes des innocents s’amoncèlent pour
éclater en une averse torrentielle sur le sol ocre et le sang de
victimes sillonnent comme des fleuves écarlates les rues des cités. Le tonnerre gronde, la terre tremble, les eaux se déchaînent…en réponse à notre silence. L’instabilité qui en découle, source de déséquilibre entre les nations est une menace pour la sécurité mondiale. L’équilibre est brisé, l’unité est ébranlée et l’ordre bousculé… Lorsque
la partie obscure de notre âme qui nous empêche de voir la lumière sera
révélée et que le voile d’Isis sera levé, notre conscience universelle
fragmentée par les conflits de tout genre sera de nouveau unie pour
l’harmonie de la terre. Le
vrai changement ne s’opère pas par la rhétorique politicienne mais dans
l’action immédiate. La Vérité n’appartient pas aux idéologues, aux
scientifiques, aux psychologues ou aux politiques. La Vérité est un royaume sans chemin. Chacun doit avoir une propension au changement afin de quitter la sphère redondante des répétitions inconscientes. Pour
ce faire, nous devons réaliser une révolution intérieure instantanée
par une prise de conscience transcendantale. Cette révolution plénière, véritable transmutation alchimique, est un changement de l’instant. Nous devons avoir un regard nouveau, une vision holistique du tableau synoptique de la vie.
Ainsi, notre vision ne sera plus « maya », illusion, mais « Mâât », quintessence de vérité. Alors,
comme une mue qui se détache du corps de son propriétaire le moment
venu, l’homme se détache de sa nature grossière pour se revêtir d’un lin
blanc immaculé, symbole de régénération et de renaissance.
Matthieu Grobli
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Matthieu GROBLI: Publié le Monday, August 30, 2010 12:32 AM
Regardons la nature prévisible des Hommes...
Nous sommes tellement préoccupés et angoissés que nous perdons la flamme
de l’attention. Nous marchons comme des automates programmés, faisant
de notre quotidien un stéréotype : les automatismes, les phrases toutes
faites, les formalités, les convenances sont parties intégrantes de nos
journées… Regardons la nature chimérique des Hommes…
Nous sommes instigateurs du mensonge, nous proférons des paroles de haine sulfureuses dissimulées sous un sourire candide.
Notre zèle et notre gentillesse sont de la poudre jetée aux yeux des
crédules car notre cœur est saturé de jalousie, d’hypocrisie et de
haine. Regardons la nature anamorphique de l'existence… La vie est un rêve éveillé où nous sommes victimes d’illusions.
Ces illusions nous dupent jusqu’au jour où ébloui par la lumière de la
vérité, nous arriverons à embrasser l’essence des choses. C’est ainsi
qu’un lumignon transperce les arcanes de l’existence pour illuminer les
couches ténébreuses de notre inconscience.
Tout évolue ou involue… Tout change ou se transforme… Tout subit irrémédiablement l’usure du temps.
Aussi
désastreuse qu’une tempête, aussi dévastatrice qu’un tsunami aussi
ravageur qu’un tremblement de terre, le temps érode les façades les
habitations, creuse les visages et apporte vieillissement, sénescence et
décrépitude aux choses. Turbulence et accalmie, chaos et ordre, guerre
et paix, mouvement et inertie…La vie est un processus circadien
sempiternel où la contingence des événements fluctue aux grès des
impondérables. Elle porte en elle les stigmates de l’impermanence. Nous
buvons, certes, la boisson de l’ivresse du bonheur éphémère et goûtons
assurément au fiel de la souffrance et notre existence ressemble à un
immense champ de bataille dans lequel nous luttons pour le baroud
d’honneur contre un désordre envahissant. Nous luttons sans merci contre
cette entropie : la mort.
Lorsque
nous trépasserons, notre corps inerte, regardera notre âme-oiseau
s’élever dans l’éther, au-delà du champ spatio-temporel pour embrasser
l’éternité. Notre esprit regagnera le noumène...
Alors,
Pour la goutte d’eau dans l’immense océan,
Pour le grain de sable dans le gigantesque désert
Pour l’arbre dans la grande forêt,
Le temps n’existe plus, la souffrance n’a plus aucune signification.
Matthieu Grobli
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Matthieu GROBLI: Publié le Monday, August 30, 2010 12:30 AM
Le ciel ténébreux peignait la voûte céleste, la brume était épaisse, le soleil était absent… Recouvert
d’une armure de fer, protégé d’un bouclier d’airain, portant un heaume à
la tête et une épée à la main nous pensions être prés pour le combat. C’est
alors que nous avons chevauchés, tels des chevaliers teutoniques, des
contrées inconnus parcourant terres et eaux et bravant vents et marées. Nous avons entrepris des croisades, des guerres et des expéditions à la recherche du Saint-GRAAL Pourtant, dans cet immense champ de batailles, avons-nous simplement triomphé de nos passions? Satisfaisant toutes nos envies et réalisant tous nos phantasmes, notre œil se délectait de voir, notre oreille se satisfaisait d’entendre et notre bouche ne se rassasiait de manger Mais tout était souffrance dans cette course au plaisir. . Semblables à des aveugles conduisant des aveugles, nous regardions sans voir et nous écoutions sans comprendre nous nous sommes donc fourvoyés car la Vérité se trouvait dans un royaume sans chemin. Nous avons amassé des richesses et conquis des terres pour construire ce royaume. Mais tout était éphémère et poursuite du vent Nous avons érigé des monuments religieux pour y mener un culte Mais nous avions oublié que la Foi est un temple sans façades Nous voulions peser l'impondérable, voir l'invisible et attraper l'impalpable. Mais tout n’était qu’illusion…
Matthieu GROBLI
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