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ECCE HOMO

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PENSEES DE MATTHIEU GROBLI

Philosophie existentielle

ECCE HOMO


A l’origine, les eaux primordiales formaient une masse chaotique, une soupe primitive qui contenait la quintessence de toutes choses.
Cette masse était tellement dense et compacte qu’elle ressemblait à une pierre noire.
Au dessus de cet œuf cosmique inerte, s’agitaient les protons des rayons cosmiques.
L’Ether se mouvait ineffablement au dessus des eaux indifférenciées comme une ultracentrifugeuse tournant avec une force rotative incommensurable.

Par Sa Volonté, les vibrations de l’Ether s’intensifièrent et s'accélérèrent: les particules se brisèrent de plus en plus violemment sur la « pierre Noire » engendrant quantité égale de matière et d'antimatière.

Puis, par Son Intelligence, le Chaos commença à se dissocier et à s’organiser:
Il sépara l'Air et l'Eau la Terre et le Feu.
Dans le ciel, lumière sortit des ténèbres grâce aux rê-éons du soleil et aux reflets de la lux-na.
Faisant surface à la surface des eaux, apparaissait un îlot de glaise.

Voyant ce reliquat de la mère primordiale sorti du ventre de Noun, le Potier re-structura et ré-organisa cette fange grossière et informe en une œuvre d’art authentique.
 
Puis, par Amour pour Sa création, il lui insuffla par les narines une Ka-Ba, une âme-esprit qui visita alors le temple-corps comme une âme-oiseau recherchant un refuge.
C'est ainsi que , la nature fut régénérée par le Feu Divin "Igne Natura Renovatur Integra" et que l'Homme fut créé à l’image de son Créateur "ECCE HOMO"...
 
 

CRITIQUE DE LA CONDITION HUMAINE

Alimenté par la convoitise, l'envie de possession et la jalousie , la partie chimérique des zones abyssales de notre cerveau reptilien s'empare de notre Moi authentique en le transformant en monstre polycéphale avide de désirs hédonistes.
Notre ego devient un aiguillon de scandale sur le chemin probatoire, un poison pour notre développement personnel, une gangrène dont la trop rapide prolifération menace l'organisme tout entier.
C'est parce que l'œil ne peut voir la poutre dans son pair, qu'il s'attarde à regarder la paille dans l'œil des autres.
Les Hommes, pétris de perfidie, d’égoïsme et de méchanceté disent qu’ils aiment Dieu, leur famille, leur épouse ou époux etc… mensonges ! Ils sont dépendants des êtres et des choses qui leur procurent joie et bonheur. Ils sont aliénés au plaisir que leur procurent leur cinq sens et donc conditionnés à l'endocrinologie cérébrale, dépendant de" l'hormone du plaisir": la recherche de cette hormone, telle est la propension des Hommes.
Ils veulent avoir le plaisir de manger une glace, le plaisir de voir un beau paysage, le plaisir d’une agréable sensation tactile, le plaisir de sentir une suave odeur ou encore le plaisir d’écouter une bonne musique.
L’œil se délecte de voir, l’oreille se satisfait d’entendre, le nez ne se lasse de sentir, la bouche ne se rassasie de manger et la main aiment toucher.
Toutes les rivières vont à la mer mais celle-ci n'est toujours pas remplie.

Ils sont fous ceux qui veulent peser l'impondérable, voir l'invisible et attraper l'impalpable. Ils construisent une tour afin d'accéder aux cieux, mais seront confondus dans leur inconscience et leur outrecuidance. Ils fabriquent des ailes d'argile afin d'atteindre les hauteurs du firmament, mais ils seront foudroyés par leur désir de toute-puissance.
Car ils oublient que :
Tout est vanité et poursuite de l'inaccessible.
Tout est souffrance dans la course au plaisir.
Tout est éphémère dans notre système spatio-temporel.

Matthieu GROBLI

TRANSFIGURATION EXISTENTIELLE

20H, c’est l’heure des informations, et encore une autre nuit où nous regardons comme à l’accoutumée le magnifique ballet rythmé des bombardiers dans le ciel nocturne éclairé par le somptueux feu d’artifice des artilleries et des missiles.
Bien que nos yeux aient vu et nos oreilles entendu, nos langues se sont liées de confusion, d’impuissance et de complicité tacite.
Alors, les mitraillettes crépitent, les canons tonnent, les Katiouchas explosent…en réponse à notre silence.
Les Corps sont déchiquetés, les visages ravagés et membres désarticulés.
Les nuages de cumulus gorgés des larmes des innocents s’amoncèlent pour éclater en une averse torrentielle sur le sol ocre et le sang de victimes sillonnent comme des fleuves écarlates les rues des cités.
Le tonnerre gronde, la terre tremble, les eaux se déchaînent…en réponse à notre silence.
L’instabilité qui en découle, source de déséquilibre entre les nations est une menace pour la sécurité mondiale.
L’équilibre est brisé, l’unité est ébranlée et l’ordre bousculé…
Lorsque la partie obscure de notre âme qui nous empêche de voir la lumière sera révélée et que le voile d’Isis sera levé, notre conscience universelle fragmentée par les conflits de tout genre sera de nouveau unie pour l’harmonie de la terre.
Le vrai changement ne s’opère pas par la rhétorique politicienne mais dans l’action immédiate. La Vérité n’appartient pas aux idéologues, aux scientifiques, aux psychologues ou aux politiques.
La Vérité est un royaume sans chemin.
Chacun doit avoir une propension au changement afin de quitter la sphère redondante des répétitions inconscientes.
Pour ce faire, nous devons réaliser une révolution intérieure instantanée par une prise de conscience transcendantale. Cette révolution plénière, véritable transmutation alchimique, est un changement de l’instant.
Nous devons avoir un regard nouveau, une vision holistique du tableau synoptique de la vie.
Ainsi, notre vision ne sera plus « maya », illusion, mais « Mâât », quintessence de vérité.
Alors, comme une mue qui se détache du corps de son propriétaire le moment venu, l’homme se détache de sa nature grossière pour se revêtir d’un lin blanc immaculé, symbole de régénération et de renaissance.


Matthieu Grobli

ILLUSION

Regardons la nature prévisible des Hommes...
Nous sommes tellement préoccupés et angoissés que nous perdons la flamme de l’attention. Nous marchons comme des automates programmés, faisant de notre quotidien un stéréotype : les automatismes, les phrases toutes faites, les formalités, les convenances sont parties intégrantes de nos journées…
Regardons la nature chimérique des Hommes…
Nous sommes instigateurs du mensonge, nous proférons des paroles de haine sulfureuses dissimulées sous un sourire candide.
Notre zèle et notre gentillesse sont de la poudre jetée aux yeux des crédules car notre cœur est saturé de jalousie, d’hypocrisie et de haine.
Regardons la nature anamorphique de l'existence…
La vie est un rêve éveillé où nous sommes victimes d’illusions.
Ces illusions nous dupent jusqu’au jour où ébloui par la lumière de la vérité, nous arriverons à embrasser l’essence des choses. C’est ainsi qu’un lumignon transperce les arcanes de l’existence pour illuminer les couches ténébreuses de notre inconscience.
Tout évolue ou involue… Tout change ou se transforme…
Tout subit irrémédiablement l’usure du temps.
Aussi désastreuse qu’une tempête, aussi dévastatrice qu’un tsunami aussi ravageur qu’un tremblement de terre, le temps érode les façades les habitations, creuse les visages et apporte vieillissement, sénescence et décrépitude aux choses. Turbulence et accalmie, chaos et ordre, guerre et paix, mouvement et inertie…La vie est un processus circadien sempiternel où la contingence des événements fluctue aux grès des impondérables. Elle porte en elle les stigmates de l’impermanence. Nous buvons, certes, la boisson de l’ivresse du bonheur éphémère et goûtons assurément au fiel de la souffrance et notre existence ressemble à un immense champ de bataille dans lequel nous luttons pour le baroud d’honneur contre un désordre envahissant. Nous luttons sans merci contre cette entropie : la mort.
Lorsque nous trépasserons, notre corps inerte, regardera notre âme-oiseau s’élever dans l’éther, au-delà du champ spatio-temporel pour embrasser l’éternité.
Notre esprit regagnera le noumène...

Alors,
Pour la goutte d’eau dans l’immense océan,
Pour le grain de sable dans le gigantesque désert
Pour l’arbre dans la grande forêt,
Le temps n’existe plus, la souffrance n’a plus aucune signification.

Matthieu Grobli

LE SAINT-GRAAL

Le  ciel ténébreux peignait la voûte céleste, la brume était épaisse, le soleil était absent…
Recouvert d’une armure de fer, protégé d’un bouclier d’airain, portant un heaume à la tête et une épée à la main nous pensions être prés pour le combat.
C’est alors que nous avons chevauchés, tels des chevaliers teutoniques, des contrées inconnus parcourant terres et eaux et bravant vents et marées.
Nous avons entrepris des croisades, des guerres et des expéditions à la recherche du Saint-GRAAL
 Pourtant, dans cet immense champ de batailles, avons-nous simplement triomphé de nos passions?
Satisfaisant toutes nos envies et réalisant tous nos phantasmes,
notre œil se délectait de voir, notre oreille se satisfaisait d’entendre et notre bouche ne se rassasiait de manger
Mais tout était souffrance dans cette course au plaisir. .
Semblables à des aveugles conduisant des aveugles,
nous regardions sans voir et nous écoutions sans comprendre
nous nous sommes donc fourvoyés
car la Vérité se trouvait dans un royaume sans chemin.
Nous avons amassé des richesses et conquis des terres pour construire ce royaume.
Mais tout était éphémère et poursuite du vent
Nous avons érigé des monuments religieux pour y mener un culte
Mais nous avions oublié que la Foi est un temple sans façades
Nous voulions peser l'impondérable, voir l'invisible et attraper l'impalpable.
Mais tout n’était qu’illusion…

Matthieu GROBLI

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